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  • : Docteur en biologie, tendance réductionniste, je m'intéresse à tout... mais à des degrés divers. C'est à partir des cactées que mon site va plus loin dans l'exploration de domaines contigus à la biologie...
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Rajout de photos de cactées globulaires diverses.

PROCHAINEMENT :

Un article sur les relations entre Rhipsalis teres et les fourmis

21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 01:03

Les serres historiques du jardin des plantes de Paris ont rouvert au public en 2010, après plusieurs années de travaux au cours desquelles elles ont été entièrement rénovées et réaménagées, avec de nouvelles plantations et présentations végétales.

La serre des plantes des milieux secs (xérophytes) borde la plus grande serre sur toute sa longueur.

 

Grandes serres du jardin des Plantes

 

Photo : l’entrée monumentale, de style Art Déco, de la serre des forêts tropicales humides, avec sur la gauche la serre des milieux arides qui se présente sous forme d’une galerie qui longe cette grande serre (photo wikipedia).


C’est une belle serre dans laquelle on trouve des plantes des zones arides de tous les continents : des USA et du Mexique ; des Andes, d’Afrique du Sud, de Madagascar, du Sahara, de la péninsule Arabique, d’Australie et de certaines îles. Les plantes proviennent en partie de l’ancienne serre, dite « mexicaine », et des collections de l’Arboretum de Chèvreloup, avec également des acquisitions nouvelles.


Il est indiqué que la serre présente cinq scènes végétales et, sans doute pour des raisons pédagogiques, les plantes sont regroupées selon leur type d’adaptation aux milieux arides. Au premier abord la présentation regroupe surtout des plantes suivant leurs formes anatomiques, mais pas toujours, et mélange souvent des taxons de diverses familles et divers continents, ce qui est parfois un peu déroutant. Les mécanismes d’adaptations à la sécheresse étant pluriels chez une plante, j’ai eu du mal à distinguer des regroupements par « types d’adaptation », tels qu’indiqués : « aller chercher l’eau », « limiter la perte d’eau », « stocker l’eau », « se protéger » et « réduire le cycle de vie ». Il faut également noter quelques erreurs ou obsolescences d’étiquetage des taxons (assez étonnantes pour une institution académique).


Il y a beaucoup d’Alluaudia, regroupés en massifs ou disséminés parmi les autres plantes :

 

Alluaudia sp. juillet 12 1

 

Ce sont des plantes endémiques de Madagascar qui présentent des branches épineuses dont les feuilles isolées sont alignées régulièrement entre les épines, qui les protègent, pour former des sortes de manchons sur les branches (détail de Alluaudia montagnacii) :


Alluaudia montagnacii juillet 12 1

 

Alluaudia humbertii :

 

Alluaudia humbertii aout 12


En premier plan, Alluaudia ascendens :

 

Alluaudia ascendens juillet 12 2

Près de l’entrée, un parterre d’Alluaudia (dont Alluaudia ascendens à droite et Alluaudia procera au fond) qui surplombe quelques cactus, dont Mammillaria (Mammillaria hahniana, Mammillaria bocasana et Mammillaria sartorii f. longispina) et des cactées colonnaires (Cleistocactus strausii et Espostoa lanata), ainsi que des succulentes à feuilles (dont Kalanchoe orgyalis et Senecio haworthii sur le devant) :

 

cactées et succulentes juillet 12

Mammillaria (Mammillaria bombycina, Mammillaria hahniana, Mammillaria bocasana et Mammillaria sartorii f. longispina) et des cactées colonnaires (Cleistocactus strausii, Espostoa lanata et Espostoa lanata v. sericata), ainsi que des succulentes à feuilles (dont Kalanchoe orgyalis et Senecio haworthii sur le devant) :


Cactées et succulentes aout 12 2

 

Un coup de cœur pour cette grosse Mammillaria hahniana v. tabularis, une variété large et plate d’une espèce très populaire, que je ne connaissais pas. Et, au dessus, une plante étiquetée Commelina aspera, mais qui est en fait Cyanotis hirsuta ou somaliensis*, une autre commelinacée :

 

Mammillaria hahniana V. tabularis et Commelina aspera juill

Deux familles et deux continents avec Mammillaria sartorii f. longispina, Espotoa lanata et Alluaudia procera :

 

Mammillaria sartorii f. longispina et Espotoa lanata Juille

 La même Mammillaria sartorii f. longispina avec Kalanchoe orgyalis, une crassulacée à grosses feuilles de Madagascar :

 

Mammillaria sartorii f. longispina et Kalanchoe orgyalis Ju

Un mélange de cactées et diverse succulentes, dont Euphorbia grandialata, Euphorbia enopla, Alluaudia comosa, Stapelia schinzii et Fouquieria diguetii :

 

Cactées, Euphorbia grandialata et enopla, Alluaud-copie-1

Des cactées (dont Parodia leninghausii et Echinopsis tarijensis) et euphorbes (avec Euphorbia abyssinica et Euphorbia antisyphilitica) :


cactées et euphorbes juillet 12

Les branches de Euphorbia alluaudi ssp. oncoclada sur la droite, une seconde euphorbe sur la gauche :

 

Euphorbia alluaudi ssp. oncoclada et sp. aout 12

Une cactée du Pérou, Oreocereus doelzianus qui serpente sur son rocher :

 

Oreocereus doelzianus juillet 12

Deux cactées de Bolivie : Echinopsis bridgesii ssp. yungasensis et Bolivicereus samaipatanus (Cleistocactus samaipatanus) :

 

Echinopsis bridgesii ssp. yungasensis et Bolivicereus samai

La tige rampante d’une plante étiquetée Stenocereus eruca (Machaerocereus eruca), mais qui est en fait son cousin Stenocereus gummosus*, cactus du Mexique :

 

Stenocereus eruca (Machaerocereus eruca) aout 12

 

Selenicereus hamatus, cactée du Mexique, qui serpente au pied de la double tige d’un Cleistocactus jujuyensis, plante d’Argentine :

 

Selenicereus hamatus et Cleistocactus jujuyensis juillet 12

Un parterre de diverses cactées colonnaires, avec des euphorbes colonnaires dans le fond :


cactées colonnaires juillet 12 5


Au premier plan : un grand cierge étiqueté Oreocereus leucotrichus (qui serait plutôt un Trichocereus*) sur la gauche, Espostoa nana en dessous, puis Myrtillocactus geometrizans et Stenocereus pruinosus :

 

cactées colonnaires juillet 12 2

Diverses cactées colonnaires érigées et rampantes, encore un gros Oreocereus leucotrichus (ou Trichocereus*) sur la droite qui est probablement une bouture de la tête du précédent, puis Cleistocactus jujuyensis, des Opuntia et Consolea moniliformis dans le fond :

 

cactées colonnaires, Opuntia et Consolea juillet 12 1

Le pied de Oreocereus leucotrichus / Trichocereus* (étiqueté Oreocereus celsianus !) et les tiges plus frêles de Peniocereus marnieranus :

 

Oreocereus leucotrichus et Peniocereus marnieranus aout 12

La belle colonne verte de Neobuxbaumia polylopha :

 

Neobuxbaumia polylopha aout 12

Le même Neobuxbaumia polylopha et Haageocereus bicolor devant lui :

 

Neobuxbaumia polylopha et Haageocereus bicolor aout 12

 

Des cactées colonnaires sur le devant, dont beaucoup de Trichocereus (Echinopsis terscheckii, Echinopsis uyupampensis, Echinopsis atacamensis et Parodia leninghausii) et des opuntioideae dans le fond :

 

cactées colonnaires et Opuntia juillet 12 3

 

Diverses opuntioideae (dont Consolea moniliformis) et des cactées colonnaires à droite :

 

cactées colonnaires, Opuntia et consolea juillet 12 5

 

 L’épineux Austrocylindropuntia tunicata, des cactées colonnaires érigées et rampantes (Weberbauerocereus winterianus (encore étiqueté Floresia winteriana !), Trichocereus chilensis v. panhoplites, Echinopsis formosa) et Astrophytum ornatum f. spirale sur le devant :

 

Cactées diverses juillet 12 4

 Une plante que j’aime beaucoup, Consolea moniliformis, un opuntioideae des Caraïbes qui se présente sous forme d’un tronc plat et droit entouré de longs cladodes comme des bras :


Consolea moniliformis juillet 12 3

Admirez les dessins complexes des articles, un réseau très graphique caractéristique de l’espèce :

 

Consolea moniliformis juillet 12 9


Un hybride, Opuntia basilaris X sanguinea :

 

Opuntia basilaris X sanguinea juillet 12

Les empilements d’articles d’une plante étiquetée Tephrocactus articulatus, qui est en fait un  Cumulopuntia* :

 

Tephrocactus articulatus juillet 12

Un bel Opuntia pilifera, avec le très populaire Austrocylindropuntia subulata dans le fond :

 

Opuntia pilifera, et Austrocylindropuntia subulata juillet

Transition entre les cactées colonnaires, les opuntioideae et les cactées globulaires :


Cactées diverses juillet 12 5

Un parterre de grosses cactées globulaires avec Echinocactus grusonii, Gymnocalycium zegarrae, Astrophytum ornatum et divers Ferocactus :

 

Cactées globulaires juillet 12 1

 

Pour les cactées globulaires, de haut en bas : deux Astrophytum ornatum en fleurs, plusieurs Echinocactus grusonii, Ferocactus alamosanus, Ferocactus latispinus, Gymnocalycium zegarrae et Ferocactus flavovirens :


Cactées globulaires juillet 12 4

 

Un beau Gymnocalycium zegarrae, à l’épiderme vert pâle, qui est considéré comme une sous-espèce de Gymnocalycium pflanzii :

 

Gymnocalycium zegarrae juillet 12 1

Un gros Astrophytum ornatum en fleurs, plante du Mexique :


Astrophytum ornatum juillet 12

Astrophytum ornatum en fleurs et les classiques Echinocactus grusonii au fond :


Astrophytum ornatum et Echinocactus grusonii juillet 12

Ferocactus alamosanus devant un Astrophytum ornatum en fleurs :


Ferocactus alamosanus et Astrophytum ornatum juillet 12

 

Transition des grosses aux petites cactées globulaires :


Cactées globulaires juillet 12 7

Un parterre de petites cactées globulaires avec des Mammillaria, Astrophytum, Echinopsis obrepanda, Gymnocalycium pflanzii et Stenocactus vaupelianus :

 

Cactées globulaires juillet 12 5

Cactées globulaires juillet 12 9

 

Un monticule impressionnant de Sulcorebutia steinbachii v. gracilior :

 

Sulcorebutia steinbachii v. gracilior juillet 12 1

Le coin des aizoacées, et de quelques plantes succulentes du sud de l’Afrique :

 

Aizoacées sp. juillet 12 1

 Diverses aizoacées (Argyroderma congregatum, Conophytum hians et Machairophyllum stenopetalum) et une crassulacée, Adromischus cristatus :


Aizoacées sp. et Adromischus cristatus juillet 12 1

Le coin clairsemé des Lithops, en mélange varié, une plantation qui semble récente :

 

Lithops sp. juillet 12

Les œufs verts pâle d’Argyroderma congregatum, une aizoacée d’Afrique du Sud :


Argyroderma congregatum juillet 12 1

Pleiospilos longibracteatus, une aizoacée toujours d’Afrique du Sud :


Pleiospilos longibracteatus juillet

Un Pleiospilos aux feuilles plus petites que le précédent, Pleiospilos peersii :


Pleiospilos peersii aout 12

Trois touffes blanches de Conophytum hians :


Conophytum hians aout 12

Les bâtonnets de Fenestraria aurantiaca v. rhopalophylla, toujours d’Afrique du Sud :


fenestraria aurantiaca v. rhopalophylla aout 12

Comme de gros oignons joufflus surmontés d’une perruque verte crêpée, Bowiea volubilis, une plante très originale d’Afrique du Sud, traditionnellement placée dans les Liliacées mais qui serait en fait une hyacinthacée :


Bowiea volubilis juillet 12 2

Les feuilles bigarrées et verruqueuses de Gasteria batesiana, une asphodelacée succulente du nord de l’Afrique du Sud :


Gasteria batesiana juillet 12

Un gros Gasteria tacheté de blanc, Gasteria verrucosa :

 

Gasteria verrucosa aout 12

Les longues feuilles dentées de Dyckia encholirioides, une broméliacée originaire du Brésil, avec dans le fond de gros plants de Gasteria :


Gasteria sp. et Dyckia encholirioides aout 12 2

Le gros Gasteria du fond :

 

Gasteria sp. aout 12

Des Apocynacées :


Un Pachypodium succulentum, apocynacée d’Afrique du Sud, avec un beau caudex :


Pachypodium succulentum aout 12 2

Le même Pachypodium succulentum, et Cyphostemma bainesii, une vitacée de Namibie, au dessus de lui :


Pachypodium succulentum et Cyphostemma bainesii aout 12

Posée sur le sol, l’étoile d’un Orbea du groupe variegata :


Orbea sp. juillet 12 2

Plante étiquetée Stapelia gigantea, en fleur et en boutons (l’étiquetage de ce Stapelia est sans doute faux, la fleur est trop petite et trop sombre pour être de cette espèce) :


Staplelia gigantea juillet 12 1

Un Stapelia similaire (sans doute Stapelia grandiflora) :


Stapelia sp. aout 12 1

Ceropegia stapeliiformi, une apocynacée d’Afrique du Sud aux allures de liane qui coure sur le sol :

Ceropegia stapeliiformis aout 12 1

Le même Ceropegia stapeliiformi vu de prés avec des fleurs très caractéristiques :

 

Ceropegia stapeliiformis aout 12 7

 

* dixit Philippe Corman.

 

 

Sites internet : Le jardin des plantes et La réouverture des serres du Jardin des plantes.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 11:03

Il ne s’agit pas ici d’analyser le substrat des Mammillaria qui poussent entre les fentes du trottoir, ou de s’étendre sur l’enracinement des Copiapoa qui ornent les bouches du métro, mais de discuter du substrat des cactus en pots cultivés par les collectionneurs citadins. En effet, du fait de son lieu de vie, un cultivateur urbain va être confronté à quelques contraintes en matière de fabrication de substrat de culture.

Chaque collectionneur de cactées concocte un substrat particulier pour la culture de ses plantes et affine ses recettes au fur et à mesure de ses expériences. Chacun a ses petits secrets et ses préférences en matière de substrat. Il n’y a pas de substrat standard : celui-ci doit être adapté au type de plante, à la taille et au type de pot, et à la température de culture.

 

Les règles générales pour un bon substrat à cactées (et pour les xérophytes en général) sont :

 

- Etre drainant : ne pas retenir trop de liquide lors des arrosages, et pouvoir sécher rapidement.

Le substrat devra être d’autant plus drainant que le pot est volumineux et les températures de culture sont froides. Il devra également être plus drainant si le pot est en plastique plutôt qu’en terre cuite, qui assèche plus rapidement son contenant. Les éléments poreux du substrat favorisent la rétention d’eau lors des arrosages.

 

- Etre aéré : contenir de petites poches d’air et ne pas être compact. Un substrat compact sèche plus lentement, favorise la multiplication des germes pathogènes et le pourrissement des racines. Une grosse granulométrie facilite l’aération du substrat.

 

- Etre majoritairement minéral : ne pas contenir trop de matière organique en décomposition, qui retient l’eau et favorise les infections des plantes. La matière organique apporte cependant beaucoup d’éléments nutritifs utiles aux plantes.

 

Suivant ces règles j’utilise un substrat majoritairement minéral et à granulométrie hétérogène. En ce qui concerne sa composition, je suis moins exigeant car je pense que pour les cactées les caractéristiques physiques du substrat priment sur sa composition chimique. J’utilise quelques matériaux privilégiés, que j’additionne de ce que j’ai sous la main. Le pourcentage de chacun dans le substrat final varie en fonction de leur nature, du volume du pot et du type de plante.

 

Etant un collectionneur urbain, il s’agit principalement de matériaux que l’on peut trouver en ville, que je peux transporter et stocker en petites quantités sur ma terrasse. Les collections de plantes en ville ne sont généralement pas très volumineuses, et plusieurs des composants présentés ci-dessous ne sont pas des matériaux utilisables pour faire du rempotage à grande échelle.

 

Parmi les matériaux utilisés, il y a :

 

Terreau commercial à cactées : c’est un mélange de terreau (matières organiques décomposées) et de divers éléments minéraux (sable, pouzzolane, etc) en proportions variables suivant les marques, vendu en petits sacs faciles transporter et à stocker. Sa matière organique apporte des éléments nutritifs utiles aux plantes. Cependant il ne faut pas l’utiliser tel quel pour la culture, malgré ce que préconisent les vendeurs, car il est trop riche en matière organique et retient trop l’eau. Trop de terreau rend le substrat compact et favorise la croissance des micro-organismes (algues, bactéries ou champignons).

Dans le substrat de culture j’en mets de 0% (substrat purement minéral) à 60% maximum (substrat type « 3 tiers »).

 

  Terreau cactées


Le terreau commercial standard, moins cher, peut être utilisé (de préférence le terreau pour plantes à fleurs) mais, du fait de sa composition 100% organique, il faut diminuer la quantité par deux dans le substrat final par rapport au terreau à cactées.

 

Vermiculite : c’est un silicate micacé naturel en feuillets exfoliés à haute température. On la trouve vendue en sac dans les jardineries. C’est un composé très léger qui retient un peu le liquide s’il n’est pas trop malaxé pour détacher les feuillets micacés les uns des autres. Par contre il se désagrège vite s’il est malaxé. Sa structure très légère aère bien le substrat. De plus, il adsorbe à sa surface des éléments chimiques utiles aux plantes, et prévient la croissance des germes pathogènes.

J’en rajoute toujours dans le substrat, dans des proportions qui vont de 10% à 30%.

 

Vermiculite-mai-09.jpg

Sable : il permet de minéraliser un substrat trop organique, ou d’améliorer ses qualités physiques en termes de drainage ou d’aération s’il n’est pas trop fin. J’ai une préférence pour le sable beige ou roux, de granulométrie hétérogène, qu’on trouve dans les tas oubliés après les chantiers :

 

Sable 1

 

Le sable de quartz vitreux des magasins d’aquariophilie est très cher et un peu trop homogène. Il est utile esthétiquement pour surfacer les pots.

Ne pas utiliser de sable de plage, ou bien du sable non calcaire et prélevé à grande distance du bord de l’eau, et rincé par les pluies. Il m’est arrivé d’utiliser du sable de plage issu de falaises granitiques de Bretagne, fortement micacé, qui m’avait donné de bons résultats.

J’incorpore toujours 10% à 30% de sable dans le substrat.


Pas de sable ?... Broyez de la perlite

La perlite est composée de fragments de silice blancs expansés et très légers. On la trouve en petits sac dans les jardineries ou en gros sacs dans les magasins de bricolage.

Je ne suis pas un fan de ce matériau utilisé tel quel : mélangé tel quel au substrat il ressemble à des billes de polystyrène, il flotte en surface lors des arrosages et s’envole avec le vent.

J’utilise la perlite uniquement broyée, en remplacement du sable. Pour la broyer je verse un peu de perlite dans un récipient et je l’écrase en la pressant avec un verre à fond plat, comme dans un mortier :

 

Perlite 1

 

C’est un composé très friable et quelques coups de verre suffisent à obtenir une poudre de granulométrie hétérogène. Sa consistance est équivalente à celle d’un sable de quartz blanc très léger :

 

Perlite broyée


J’incorpore cette poudre au substrat de culture, comme du sable, à hauteur de 10% à 30%.

 

 

Pouzzolane : c’est une roche ignée constituée par des scories volcaniques. Vendue en sacs, elle se présente comme un gravier rugueux et irrégulier, brun ou roux, de structure alvéolaire :

La pouzzolane permet de minéraliser le substrat, d’en augmenter la granulométrie et d’améliorer le drainage et l’aération. Esthétiquement elle est assez décorative. Sa structure rugueuse et alvéolaire la rend cependant un peu longue à sécher après arrosage.

J’en incorpore 10% à 30% dans le substrat.

 

Pouzzolane

Remplacer la pouzzolane ?... Utilisez des billes d’argile à bonzaï

 

Pas toujours facile à trouver en ville, j’ai pris l’habitude de remplacer la pouzzolane par de l’argile expansée à bonzaï, également plus légère et plus facile à transporter.

Il s‘agit de petites billes très irrégulières en terre cuite et expansée, vendues en petits sacs dans les jardineries et utilisées dans la culture des bonzais. Leur granulométrie est inférieure à celle des billes d’argile classiques, et équivalente à celle de la pouzzolane. De loin ces grains d’argile irréguliers  ressemblent à de la pouzzolane et sont assez esthétiques.

 

Argile expansée 2


C’est à mon avis un matériau qui présente des qualités supérieures à la pouzzolane pour la culture des cactées : les billes sont moins rugueuses, plus drainantes, et piègent moins d’eau lors des arrosages.  De plus elles sont plus expansées et plus légères que les grains de pouzzolane.

J’en incorpore 10% à 30% dans le substrat de culture. Plus la taille du pot est grande et plus la proportion d’argile expansée doit être importante, pour limiter la masse d’eau retenue dans le substrat. Je les utilise aussi en surfaçage ou en couche de drainage au fond du pot.

 

 

AquaBasis Plus : substrat pour plantes d’aquarium de la marque JBL vendu en magasins d’aquariophilie. C’est un sable enrichi en sels minéraux insolubles (zinc, cobalt, molybdène, fer, manganèse et bore) qui se solubilisent au contact des racines des plantes, et il est dépourvu de composés azotés. Ce matériau est particulièrement utile pour enrichir le substrat 100% minéral, qui est un substrat pauvre à la base.

J’en rajoute toujours un peu dans le substrat, jusqu’à 10% dans le substrat purement minéral.

 

Aquabasis-Plus-4.jpg

Terre : un cactophile urbain arrive toujours à récupérer un peu de terre par-ci par-là, mais rarement en grosses quantités. Attention à ne pas récupérer de la terre de travaux du bâtiment ou de voirie polluée.

La terre est un matériau qui n’est pas indispensable dans un substrat à cactées ; mais il peut être utile d’en rajouter un peu : elle peut servir à compacter un substrat trop drainant, à stabiliser un substrat trop friable, et à adsorber les éléments nutritifs par son complexe argileux. J’évite la terre calcaire.

Il faut briser les mottes pour l’incorporer au substrat. Si la terre forme des mottes argileuses humides et compactes, quelques minutes au four à micro-ondes suffisent pour les faire sécher et les effriter.

Le pourcentage de terre dans mon substrat ne dépasse jamais 20%. S’il s’agit de terre argileuse et compacte j’en mets moins de 10%.

 

Pas de terre ?... Pensez à la litière pour chat ou à l’akadama

La litière pour chats est une argile blanche compacte naturelle, concassée, vendue en sacs de quelques kilos très bon marché. Au moment de l’achat vérifiez qu’elle est sans additif.

L’akadama est son équivalent en version ocre, mais un peu plus léger : c’est une roche argileuse et poreuse concassée, vendue en sac et  utilisée principalement pour la culture des bonzaïs.

Les 2 se présentent sous forme de petits graviers poreux au très fort pouvoir d’absorption de liquide, qui ont initialement un comportement proche de la pierre ponce. Mais même si ils ont une apparence de gravillons, leur comportement physique sur le long terme s’apparente à celui de la terre. Comme de mini-mottes de terre, il ne faut pas trop les malaxer une fois mouillées sinon les grains s’écrasent et forment une pâte. Les grains aèrent le substrat quand ils sont secs. Ils piègent beaucoup de composés organiques solubles, ce qui évite la croissance des germes pathogènes.

 

Liti-re-chat.jpg


Du fait qu’il s’agit d’argiles poreuses et absorbantes, j’en mets moins de 10% dans le substrat. Elles sont utiles dans le substrat 100% minéral, qui est parfois trop drainant, et aussi pour piéger les éléments nutritifs dans le complexe argileux. J’évite de les écraser ; cependant, une fois écrasée l’argile des gravillons retrouve totalement les qualités physiques de la terre et peut être utilisée comme telle pour compacter un substrat trop friable.

Attention, en trop grande quantité la litière pour chat retient trop d’eau et elle alourdit le substrat, ce qui bloque la croissance des racines.

 

 

Graviers : Les graviers ne sont pas indispensables, sauf si on n’a pas de gros éléments drainants de type pouzzolane ou grains d’argile expansée.

Eventuellement intéressants, les petits fragments de roches magmatiques très colorés sont riches en éléments minéraux nutritifs et sont utiles dans les substrats minéraux. Ci-dessous des fragments de roche magmatique rapportés du massif du Grésivaudan dans les Alpes, et incorporés dans le substrat minéral :

 

Roche magmatique 2


Les graviers ronds en quartz ou en basalte, du type des tas de petits galets des chantiers destinés à la préparation du béton, sont moins intéressants : c’est lourd, compact, et ça améliore peu les qualités du substrat de culture.

 

Le mélange des ingrédients


Pour la préparation du substrat, les ingrédients ci-dessus, ou quelques uns d’entre eux, sont mélangés en proportions variables suivant les qualités du substrat final désirées. On distingue 2 types de substrats de culture des plantes grasses et succulentes :

 

Le substrat purement minéral

Ce substrat purement minéral est nécessaire à certaines plantes qui ont du mal à supporter de la matière organique décomposés et qui ont besoin d’avoir des conditions très drainantes au niveau des racines (principalement les Copiapoa et Eriosyce). Il est préparé à partir des éléments présentés ci-dessus - à l’exception du terreau - en proportions variables, de manière à avoir un mélange de granulométrie hétérogène.

Un substrat minéral a généralement de bonnes caractéristiques physiques, il est bien aéré et drainant, mais se pose le problème de sa composition chimique et de ce qu’il apporte en éléments nutritifs aux plantes : c’est un substrat pauvre. L’apport de Aquabasis Plus, voire de roches magmatiques colorées, aide à palier ce déficit en éléments nutritifs. Les plantes poussant dans un substrat minéral nécessiteront quand même de recevoir des apports d’engrais réguliers.

 

Le substrat organique

Rajouter du terreau à un substrat minéral le transforme en substrat organique. Ce terreau apporte des éléments nutritifs qui vont favoriser la croissance des plantes. La proportion de terreau à incorporer est variable suivant le type de plante, mais les éléments minéraux doivent rester majoritaires dans le substrat final. Plus le mélange contient de terreau et plus des éléments drainants et aérants doivent être ajoutés de manière importante, pour limiter les risques de pourriture au niveau des racines.

 

***

 

Article connexe : Substrat pour semis de graines de cactées.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:30

Les paramètres qui jouent sur le succès des semis de graines de cactées sont innombrables. On pense généralement à des facteurs tels que la température d’incubation, la vernalisation, l’ancienneté et le traitement des graines, etc. Par contre la lumière semble un paramètre incongru en absence de tissu photosynthétique.

Il y a pourtant des choses intéressantes à ce niveau qui pourraient expliquer des succès discordants entre semeurs, ou des échecs de semis.

Une grosse étude a été publiée l’année passée sur le « photoblastisme » des graines de cactées : le besoin en lumière de certaines graines pour germer était déjà connu, mais il semble beaucoup plus important qu’on ne le pensait.


Taxons

Les données sur les 196 taxons analysés sont issues de données de la littérature pour 110 taxons et de données des auteurs pour 86 taxons.

Semis

Les graines ont été incubées dans des boites de pétri avec de l’agar, à raison de 25 graines par boites et 4 boites par traitement.

Lumière et obscurité

Les boites ont été incubées dans une chambre de germination ventilée, à 25°C, avec 14h de lumière / jour (lampes à fluorescence). Les boites incubées dans l’obscurité étaient recouvertes d’une double feuille d’aluminium. Les pourcentages de germinations ont été déterminés après 30 jours.

 

Il ressort de l’étude que la très grosse majorité des graines de cactées a besoin de lumière pour germer (Il s’agit bien de lumière pour la germination, c’est-à-dire obtenir une plantule, et non pas assurer la survie de la jeune plantule).

 

Graines Frailea angelesii P390 mai 09 2

 

Photo : Enveloppe du fruit et graines de Frailea angelesii P390

 

Ci-dessous les principaux genres des 196 taxons dont les besoins en lumière des graines pour leur germination ont été testés (je mets entre parenthèses le nombre de taxons testés dans chaque genre).

 

  • Graines totalement dépendantes - ou presque - de la lumière pour germer (pas ou peu de germination dans l’obscurité) : 

 

Ariocarpus (6)

Astrophytum (3), mais moins dépendantes pour A. myriostigma

Aztekium ritteri

Cereus (3)

Cleistocactus (2)

Coleocephaleocereus fluminensis

Corryocactus brevistylus

Coryphantha radians

Discocactus zenthneri 4/0

Echinocactus (3)

Echinocereus (3)

Echinopsis (21), mais dépendance plus faible pour des taxons aux graines non-dormantes (surtout E. chiloensis)

Epithelantha micromeris

Eriosyce (15), mais dépendance plus faible pour des taxons aux graines non-dormantes

Escobaria emskoetteriana

Ferocactus (8)

Gymnocalycium (8)

Haageocereus (3)

Lophophora (2), moyennement dépendantes de la lumière

Mammillaria (25), mais dépendance plus faible pour des taxons aux graines non-dormantes, et sauf M. kraehenbuehlii

Melocactus (3)

Mila caespitosa

Obregonia denegrii

Oreocereus (3)

Parodia (4)

Pelecyphora strobiliformis

Rebutia minuscula

Stenocereus (6), mais beaucoup moins dépendantes pour S. pruinosus

Thelocactus (2), totalement dépendantes pour T. conothelos ssp. aurantiacus mais moins pour T. setispinus

Turbinicarpus (14), sauf Turbinicarpus pseudopectinatus

 

Les résultats varient d’une espèce à l’autre, mais pour beaucoup d'espèces testées ci-dessus, aucune graine ne germe dans l’obscurité.

Les différences de germinations les plus spectaculaires sont pour Coleocephaleocereus fluminensis et Parodia microsperma, pour lesquels 100 graines incubées à la lumière donnent 100 plantules, mais aucune plantule si elles sont incubées à l’obscurité.

 

Fruit Echinopsis subdenudata aout 07 2

 

Photo : Fruit ouvert et graines d’Echinopsis subdenudata

  • Graines moins sensibles à la présence de lumière pour germer (moins de différences de germination entre lumière et obscurité).
  •  Je classe les taxons par ordre d’indifférence croissante à la lumière, et je note pour chaque genre le pourcentage de germinations dans l’obscurité par rapport à la lumière :

 

Cylindropuntia leptaucaulis : 35%

Maihueniopsis (2) : 46%

Coryphantha (3) (sauf C. radians) : 60%

Copiapoa (6) : 71%

Neobuxbaumia (3) : 78%

Eulychnia (4) : 86%

Maihuenia poeppiggi : 89%

Mammillaria kraehenbuehlii : 91%

Pachycereus (5) : 98%

Turbinicarpus pseudopectinatus : 100% (mais résultat de puissance statistique faible)

 

Les graines du genre Pachycereus sont quasi indifférentes à la présence de lumière.

Même chez les taxons notés « moins sensibles à la présence de lumière», les germinations en présence de lumière sont toujours meilleures que dans l’obscurité.

 

Cylindropuntia imbricata est le seul taxon qui présente significativement plus de germinations à l’obscurité qu’à la lumière.

 

Opuntia (5) et Pilosocereus (5) ont des résultats de germination à la lumière très variables suivant les espèces : cela va d’aucune germination dans l’obscurité à presque aucune différence de germination entre lumière et obscurité (uniquement pour des taxons de Pilosocereus aux graines non dormantes).

 

Graines Copiapoa humilis juillet 11 15

 

Photo : fruit ouvert et graines de Copiapoa humilis

 

Globalement les petites graines, et les graines des taxons qui sont de petites plantes, ont besoin de plus de lumière pour germer. Les graines des taxons qui sont des plantes hautes ont légèrement moins besoin de lumière. Mais la taille des plantes et la taille des graines sont des facteurs beaucoup moins importants pour le besoin en lumière des graines que la nature du taxon lui-même.

 

Parmi les autres facteurs testés, le mode de dispersion des graines semble corrélé au besoin en lumière pour la germination, avec par ordre croissant de besoin en lumière :

 

Endozoochorie < hydrochorie < synzoochorie < non-assistée

 

Les graines qui passent par le tractus digestif des animaux (endozoochorie) ont le moins besoin de lumière tandis que celles qui n’ont pas de dissémination assistée sont les plus sensibles à la lumière.

 

Par contre il n’y a pas de corrélation de trouvée entre la dormance des graines et le besoin de lumière pour germer, sauf chez Echinopsis, Eriosyce et Mammillaria, dont des graines dormantes sont moins sensibles à la lumière. D’autres études montrent que les graines non-dormantes auraient généralement plus besoin de lumière pour germer.

 

Les raisons de l’activation de la germination par la lumière ne sont pas connues. Plusieurs hypothèses ont été évoquées mais aucune n’a été prouvée. C’est un phénomène qui reste assez paradoxal et mystérieux du fait de la structure de la graine et de son tégument.

 

Donc, les conseils qui seraient à appliquer lors des semis de cactées :

 

- il faut  éviter de trop enfoncer les graines dans le substrat.

- si on recouvre les graines après le semis, il vaut mieux utiliser une mince couche de sable de quartz blanc translucide, qui laisse passer la lumière.

- il faut  bien éclairer les pots de semis lors de l’incubation, aussi bien en intensité qu’en durée (en attendant que ces 2 paramètres soient évalués).

 

Référence :

 

Flores J. et al. Seeds photoblastism and its relationship with some plant traits in 136 cacti taxa. Environmental and Experimental Botany 71 (2011) 79–88.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:29

Les Opuntioideae sont une tribu de cactées dont les plantes sont caractérisées par des empilements d’articles (cladodes). Les différentes espèces se répartissent du nord au sud des 2 Amériques et sont donc confrontées à des températures très différentes.

En culture, les réactions des Opuntioideae face aux températures d’hivernage sont assez différentes suivant les genres et les espèces de cette tribu. Dans l’article ci-dessous sont présentées quelques observations personnelles sur l’hivernage et la résistance au froid des Opuntioideae.

Il ne s’agit, bien sûr, que d’un retour d’expériences pour lesquelles il n’est pas toujours possible de tirer des conclusions générales : toutes les plantes sont différentes et peuvent réagir différemment à des conditions identiques. Les variations interindividuelles dans le comportement des cactées brouillent souvent les caractéristiques de l’espèce. D’autre part, de nombreux paramètres de culture, pas toujours connus ou maitrisés, doivent entrer en compte dans la résistance au froid.


Trois mécanismes principaux sont responsables de l’adaptation des cactées au froid :

● L’acclimatation, par lequel une baisse progressive des températures à l’arrivée de la mauvaise saison permet aux plantes d’activer leurs mécanismes de résistance au froid.

● L’augmentation de la concentration en hydrates de carbone dans la plante (comme les mucopolysaccharides, le fructose, le glucose, le sucrose, le mannitol et le sorbitol), qui ont un rôle de cryoprotecteur des tissus. Ils pourraient agir comme « antigel » et réduire les dommages dus à la formation de glace dans les tissus.

● La déshydratation de la plante accompagne la baisse des températures et évite les risques de gel des tissus. Les articles des Opuntias résistants au froid se déshydratent quand le climat se rafraîchit, même si les plantes sont dans un sol humide. La captation de l’eau du sol par les racines chute du fait d’une forte baisse de la conductivité hydrique des racines, proportionnelle à l’intensité du froid (Cui et Nobel, 1994). Plus que la concentration des solutés eux-mêmes, c’est la baisse de la quantité d’eau résiduelle susceptible de geler dans les tissus qui règle la tolérance au froid des cactées.

 

Intéressons nous en priorité au genre Opuntia, le plus cultivé, et abordons d’abord quelques champions de la résistance au froid :


Opuntia humifusa (O. compressa)


Le champion toutes catégories de la résistance au froid. C’est un petit Opuntia rampant d’Amérique du Nord, aux articles presque circulaires, qui pousse jusqu’au Canada et qui est donc d’une très grande endurance. Chez moi la plante n’a pas de protection particulière en hiver : elle reçoit pluie et neige, et supporte toutes les conditions de gel, même avec le substrat détrempé. Les articles de la plante ont la particularité de se friper fortement en hiver du fait de la déshydratation des tissus :

 

Opuntia humifusa mars 12 1

La tolérance aux basses températures mesurée par P.S. Nobel pour O. humifusa est de -25°C (Nobel et Bobich, 2002) mais, vu son milieu de vie, certaines populations doivent supporter des températures plus basses.

Chez cet Opuntia de multiples mécanismes de résistance au gel ont été mis en évidence. Le passage de la température jour/nuit de l’air de 25°C/15°C à 5°C/-5°C amène un certain nombre de modifications dans le cortex de la plante après 14 jours à 5°C/-5°C : la quantité moyenne d'eau passe de 92% à 78%. Après 7 semaines à 5°C/-5°C, l'épaisseur du chlorenchyme et du parenchyme de stockage sont respectivement réduites de 61% et 65%, et le contenu relatif en eau diminue respectivement de 42% et 68%.

Ces changements contribuent à une augmentation de la pression osmotique de 0,55 MPa et 0,34 MPa pour le chlorenchyme et le parenchyme de stockage. Le contenu de la plante en solutés cryoprotecteurs augmente. Pendant ces 7 semaines, le contenu en mucopolysaccharides augmente de 114% et de 89% respectivement pour la chlorenchyme et le parenchyme de stockage.

 

Opuntia rhodantha (O. polyacantha v. polyacantha)


C’est une espèce inerme et rampante du groupe polyacantha qui, comme les autres plantes de cette série, est très résistante au froid. Elle hiverne comme O. humifusa, sans protection particulière. Elle reçoit pluie et neige, et supporte toutes les conditions de gel, même avec le substrat détrempé. A la différence d’O. humifusa, les articles restent turgescents et ne se déshydratent pas durant l’hiver :

Opuntia rhodantha (O. polyacantha v. polyacantha) mars 12 4

La tolérance aux basses températures mesurée par P.S. Nobel est de -18°C pour O. polyacantha var. polyacantha (Nobel et Bobich, 2002).


Opuntia fragilis (sans doute hybridé)


C’est un petit Opuntia plutôt rampant aux articles oblong et épineux. Malgré son nom il est très résistant au froid et supporte pluie, neige et gel comme O. humifusa durant l’hiver, sans protection particulière. Il adopte aussi une stratégie de déshydratation des articles, qui sont ridés durant l’hiver :


Opuntia fragilis hybridé mars 12 4

La tolérance aux basses températures mesurée par P.S. Nobel est de -48°C pour Opuntia. Fragilis var. fragilis (Nobel et Bobich, 2002), c’est la plus basse température mesurée pour un Opuntia.

 

Opuntia fragilis X polyacantha


Il s’agit d’une petite bouture d’un hybride de 2 champions de la résistance au froid. Elle reçoit pluie et neige, et supporte toutes les conditions de gel, même avec le substrat détrempé. Il y a une faible déshydratation des articles durant l'hiver :

 

Opuntia fragilis X polyacantha mars 12 7


Opuntia hystricina v. ursina (O. polyacantha v. erinacea)


C’est toujours une plante du groupe polyacantha, caractérisée avec une spination tellement longue et touffue qu’elle masque les articles (je l’appelle l’ours !). La plante est hivernée au sec, ou en subissant quelques pluies hivernales. Sa résistante au froid est excellente, elle supporte ici des températures ponctuelles jusqu’à -7°C et des températures négatives prolongées sur plusieurs semaines sans problème. Ses articles ne se fripent pas et semblent totalement inchangés entre l’été et l’hiver (mais difficile d’apercevoir l’épiderme !). S’agissant d’une plante du groupe polyacantha, elle doit résister à des froids et une humidité plus intenses que ce qu’elle a supporté jusqu’à présent :

 

Opuntia polyacantha v. erinacea (O. hystricina v. ursina) octobre 11 3

Opuntia violacea (O. macrocentra)


C’est une plante aux larges articles violacés sur le pourtour, du plus bel effet. Lors de ses hivernages précédents la plante a reçu de nombreuses pluies hivernales et sa résistance avait été très bonne. Par la suite elle a été hivernée au sec et a subit des températures négatives prolongées et des températures ponctuelles jusqu’à -7°C sans problème. Ses articles se sont un peu déshydratés et sont devenus plus minces en hiver. C’est supposé être une plante qui peut résister à des températures plus basses :

 

Opuntia violacea (O. macrocentra) octobre 11 7


Voyons maintenant des Opuntia plus sensibles au froid.


Opuntia tardospina (O. engelmannii)


Cette plante aux grands articles bleutés est considérée comme une forme inerme d’O. engelmannii. Elle est hivernée au sec, voire avec quelques pluies hivernales. Sa résistante au froid est bonne puisqu’elle supporte des températures ponctuelles jusqu’à -7°C et des températures négatives prolongées sur plusieurs semaines. Par contre il n’est pas rare de voir apparaitre des taches sur les cladodes, toujours au centre et jamais sur les côtés. Certaines, comme des cloques, restent localisées en surface et n’ont pas de conséquence :

Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 3


D’autres, sous forme de taches lisses, ont une allure qui évolue au cours du temps, et qui passe du vert au jaune puis au brun :

Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 4

Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 7

Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 11


Ces taches superficielles peuvent dégénérer en infections qui gagnent les tissus au centre de l’article. Cette infection traverse la cladode et finit par apparaitre du côté opposé. Ensuite, souvent l’épiderme sèche et brunit, mais l’infection reste circonscrite à cette partie : la zone infectée finira par se dessécher sous forme d’un opercule cartonné, qui pourra être expulsé, et dont la cicatrice laissera un trou central dans l’article. Mais par précaution et il est souvent préférable de curer la partie infectée. La zone cartonnée est alors découpée avec un objet tranchant :


Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 19

Il subsiste un trou central (chez cette espèce, des résidus bruns sur le pourtour de la plaie sont sans importance et se dessèchent spontanément) :


Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 25


Ci-dessous le trou résiduel dans un article qui a subit une infection il y a quelques années. Un tissu cicatriciel sous forme d’écorce s’est formé autour de la plaie :

Opuntia tardospina (O. engelmannii) mars 12 33


Opuntia quimilo


Cet Opuntia des régions ouest de l’Amérique du Sud a des articles minces et effilés assez caractéristiques :

Opuntia quimilo aout 08 4

Il a une relative résistance au froid. Il supporte facilement des températures ponctuelles jusqu’à -7°C, même en étant arrosé de temps à autre par les pluies d’hiver. Par contre les cladodes prennent un aspect assez pitoyable : ils deviennent couleur gris-vert, se tachent, se flétrissent et s’affaissent :

Opuntia quimilo mars 12 2

Opuntia quimilo mars 12 5


La première année, quand j’ai vu la plante à la sortie de l’hiver je l’ai pensée morte et j’ai faillit la jeter. Heureusement je ne l’ai pas fait et je l’ai oubliée dehors dans un coin. En fin de printemps, les articles ont commencé à regonfler, reverdir et se sont progressivement redressés. Au cours de l’été la plante avait repris une apparence tout à fait normale.

Le même phénomène se produit tous les ans. Sans doute est-ce une réaction d’adaptation au froid.

Par contre, lors d’un hivernage au sec, des températures négatives prolongées, et des froids de -6°C répétitifs sur plusieurs semaines, ont conduit beaucoup d’articles à pourrir. Ces articles ont du être coupés. Le froid prolongé a l’air beaucoup plus nocif que les pics de froid intenses de courtes durées.


Opuntia huajuapensis


Ce très grand Opuntia du Mexique a une faible résistance au froid. Il supporte des températures négatives ponctuelles de quelques degrés en dessous de zéro, mais en cas de grand froid ou de froid prolongé il est nécessaire de le rentrer. Les dégâts causés par le gel sont toujours identiques : ils se présentent sur les extrémités supérieures des jeunes cladodes de l’année, qui se mettent à pourrir. A la différence de O. tardospina il n’y a pas de dégât dans la partie centrale des articles, ou alors juste quelques taches de surface sans conséquence. L’extrémité de l’article touché par le gel se dessèche spontanément dans la plupart des cas, sans autre problème :

Opuntia huajuapensis mars 12 5


Dans d’autres situations la pourriture semble s’étendre un peu plus bas et il est alors nécessaire de couper l’extrémité de l’article atteint. La zone sectionnée sèche ensuite sans problème :


Opuntia huajuapensis mars 12 1Opuntia huajuapensis mars 12 4


Opuntia microdasys pallida (O.  microdasys « caress »)


C’est un cultivar aux petits articles veloutés, assez présent en jardineries :

 

Opuntia microdasys pallida aout 11 1


La plante a été hivernée totalement au sec à l’extérieur, sous bâche. Elle a subit des températures négatives prolongées et des températures nocturnes jusqu’à -6°C. Malgré que cette plante du Mexique n’ait pas une réputation d’Opuntia à laisser dehors en hiver, elle a bien résisté au froid. Les articles sont très déshydratés et fripés (sans doute plus du fait d’une absence d’arrosage prolongée que d’un mécanisme de résistance au froid, même si cette déshydratation y a sans doute contribué) :

 

Opuntia microdasys pallida (O. microdasys caress) mars 12

Opuntia tuna maverick

 

Ce cultivar un peu monstrueux avait l’habitude d’hiverner dehors au sec sans problème, même avec quelques pics de gels ponctuels à -7°C :


Opuntia tuna maverick avril 11 1


Par contre une période de froid prolongée, avec des températures négatives sur plusieurs semaines, lui a été fatale :


Opuntia tuna maverick mars 12 1


Comme chez O. quimilo, il semble que le froid prolongé fasse plus de dégâts que les pics de froid ponctuels.


Opuntia ficus-indica


Le figuier de Barbarie, le plus connu et le plus cultivé des Opuntia, est une plante de régions chaudes qui est assez sensible au froid :


Opuntia ficus-indica aout 08 1

Quelques degrés en dessous de zéros suffisent à causer des dégâts irréparables sur les jeunes articles, qui se mettent à pourrir, alors que les articles anciens et lignifiés résistent mieux. Des froids intenses ou prolongés conduisent à la mort de la plante, qui se fait en général par une pourriture généralisée. Les articles s’affaissent puis se liquéfient :


Opuntia ficus-indica avril 10 8

Nous sortons maintenant du genre Opuntia pour considérer quelques autres genres de la tribu.


Tunilla sp.


C’est un groupe un peu hétéroclite de petits Opuntia d’Amérique du Sud, de port plutôt rampant et aux cladodes triangulaires. Leur nomenclature est souvent hasardeuse…

Les 2 premiers hivernages des plantes, sans protection sous la pluie, d’abord dans des pots individuels puis rassemblées dans une jardinière, avaient conduit certaines espèces à se tacher, voire à perdre quelques cladodes du fait d’infections, mais aucune plante n’était morte et toutes étaient bien reparties au printemps. Les plantes ont été ensuite hivernées un peu plus abritées. De la neige sur une journée ne cause aucun dégât :


Tunilla sp. neige décembre 2010 2

 

Les hivernages suivants se sont faits sous une bâche en plastique comme protection contre la pluie. Avec des plantes au sec, des températures négatives prolongées et des froids de -7°C répétitifs ne causent aucun dégât. Certaines espèces déshydratent un peu leurs articles durant l’hiver, comme le font les Opuntia résistants aux grands froids :

 

Tunilla sp. mars 12 5Tunilla sp. mars 12 6


Cumulopuntia boliviana dactylifera


On remarquera dans le fond de la jardinière un plant de Cumulopuntia boliviana dactylifera, qui est cultivé suivant le même régime que les Tunilla. Il se comporte de la même manière et résiste bien au froid. Tenu au sec, ses articles se plissent légèrement durant l’hiver.

 

Cumulopuntia boliviana dactylifera juin 09


Cumulopuntia boliviana ssp. boliviana (Tephrocactus pentlandii v. fuauxianus)


C’est une plante de régions d’altitude constituée d’un empilement de petits articles sphériques. La plante est hivernée au sec à l’extérieur, sous bâche. Elle a subit des températures négatives jusqu’à -7°C et ne change pas d’apparence entre hiver et été. Toujours au sec, elle doit s’accommoder de températures probablement plus basses :

 

Cumulopuntia boliviana boliviana aout 09 2


Tephrocactus articulatus


L’espèce est originaire de zones froides et sèches d’Argentine. Cette petite plante, constituée de quelques articles sphériques à la spination papyracée, et que je soupçonne d’être plus résistante qu’on ne le croit, est l’objet d’une expérience depuis plusieurs années.

Elle est livrée aux éléments sans aucun soin comme une plante d’habitat : elle est dehors sans protection et est arrosée uniquement par les pluies. En hiver elle subit la neige et le gel (jusqu’à -7°C jusqu’à présent), y compris des températures négatives répétitives sur plusieurs semaines. Son pot a été envahi par les mauvaises herbes. Du fait d’une absence de rempotage et d’engrais depuis plusieurs années, et d’un substrat sans doute épuisé, elle n’a pas grossit. Cependant, elle supporte parfaitement ses conditions de culture et son mode d’hivernage : les articles restent verts et ne se tachent pas, malgré le gel et un substrat parfois détrempé. Comme chez les Opuntia résistants au froid, les articles ont tendance à se déshydrater et se friper (ici à la sortie de l’hiver) :

 

Tephrocactus articulatus mars 12 6

Pour essayer de lui permettre de pousser en été, elle va être rempotée dans un nouveau substrat.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 21:33

Voici la petite histoire de la naissance puis de la croissance d’un jeune Austrocactus patagonicus qui illustre une technique de semis de cactées, depuis la germination de la graine jusqu’au stade de la plantule livrée à des conditions de vie de plante adulte.

 

Le genre Austrocactus ne contient que 3 espèces et quelques sous-espèces. Parmi elles il y a Austrocactus patagonicus qui est considéré comme une sous-espèce de Austrocactus bertinii.

Comme son nom l’indique il s’agit d’un cactus de Patagonie, en Argentine, qui pousse plus ou moins en altitude. Il prospère dans une zone du continent sud-américain relativement éloignée, froide et humide comparativement aux régions où sont trouvées beaucoup d’espèces de cactées.

 

Austrocactus patagonicus est une espèce plutôt rare en culture, que l’on ne trouve que chez les collectionneurs, et dont les semis sont assez difficiles.

 

Les graines (origine : Alain Laroze), brun-noires, légèrement cochléaires et verruqueuses, ont une taille similaire à celles de beaucoup de cactées :

 

Graines Austrocactus patagonicus

Graines Austrocactus patagonicus 20

 

Un semis a été effectué fin mars 2009 dans un substrat aux 2 tiers minérals, suivant la technique des semis en sachets avec du peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) :

 

Semis en sachets 2

 

Les pots ont été incubés dans un lit breton (aquarium reconverti), avec 15 h de lumière par jour :

 

Semis en sachets 11

 

Ils étaient à une température maximum de 31°C le jour et 22°C minimum la nuit :

 

Semis en sachets 16

 

Une graine a germé en moins de 2 semaines après le semis, dans un pot avec une concentration de 0,75% en eau oxygénée. En avril 2009, soit 3 semaines après le semis, la jeune plantule de quelques millimètres est dressée à coté de l’étiquette (photo prise à travers le sachet) :

 

Semis Austrocactus patagonicus 0,75% avril 09

 

L’épiderme sombre est caractéristique de l’espèce. Il y a des petites épines hyalines sur le sommet de la plantule et on voit un faisceau de racines blanches qui plonge dans le substrat.

 

Le sac est éventuellement entrouvert rapidement de temps à autre pour le regonfler ou rajouter un peu d’eau (eau déminéralisée). La croissance de l’espèce est rapide. Quand la plantule a atteint une taille équivalente à l’étiquette et a commencé à toucher la paroi du sac en plastique, le sachet a été ouvert.

Le pot a été laissé dans le sachet ouvert quelques jours au chaud dans le lit breton de manière à ce que le substrat s’assèche un peu, puis le pot a été sorti du lit breton.

Ci-dessous la plantule de 5 mois, à la sortie du sachet en août 2009 :

 

Austrocactus patagonicus aout 09 1

 

La plante est ensuite passée à l’extérieur. Elle a d’abord été placée à l’ombre pendant plusieurs semaines puis, quand elle s’est bien habituée aux conditions extérieures, elle a commencé à recevoir un peu de soleil en fin d’été.

Ci-dessous la plante en septembre 2009, sa taille dépasse maintenant légèrement celle de l’étiquette :

 

Austrocactus patagonicus septembre 09 1

 

La plante a hiverné à l’extérieur, au sec, avec des creux de température à -7°C durant l’hiver. De légers arrosages ont été effectués lors des périodes de redoux. Comme elle est issue de Patagonie, il s’agit d’une espèce de cactées très résistante au froid.

 

La plante est toujours dans son pot de semis, dont le substrat s’est un peu tassé : la surface a été recouverte d’une couche de substrat 100% minéral pour rehausser le niveau du substrat et le rendre plus minéral. Des arrosages plus fréquents ont été effectués au fur et à mesure que la température augmentait.

 

Voici la plante à 14 mois, au printemps, au mois de mai 2010. Elle dépasse maintenant largement la taille de l’étiquette :

 

Austrocactus patagonicus mai 10 2

 

A partir du printemps 2010 la plante a été mise en avant sur l’étagère pour recevoir plusieurs heures de soleil par jour. Le soleil est indispensable chez les Austrocactus pour obtenir une bonne spination :

 

Austrocactus patagonicus octobre 10 19

 

En octobre 2010, la plante a bien poussé. Elle s’est progressivement courbée vers l’extérieur du pot, les Austrocactus patagonicus sont des cierges au port rampant :

 

Austrocactus patagonicus octobre 10 1

 

La plante a maintenant 19 mois. Du fait de l’exposition au soleil elle est devenue plus trapue. Des épines brunes, épaisses et crochues, typiques de la plante adulte, sont apparues au sommet de la plante :

 

Austrocactus patagonicus octobre 10 13

 

La plante va maintenant entamer son second hiver.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:35

 

Chaque semeur a sa recette de substrat pour ses semis de cactus. Certains utilisent un substrat purement minéral, d’autres y ajoutent de la matière organique.

 

Il s'agit ici d'un substrat organique mais majoritairement minéral, à grosse granulométrie pour maintenir une bonne aération au niveau des racines. Il est composé de :

  • 30% de terreau commercial à cactus (mélange de terreau organique décomposé, sable et pouzzolane)
  • ♦ 30% de vermiculite (silicate micacé naturel en feuillets exfoliés à haute température)
  • ♦ 30% de graviers de litière pour chats (roche argileuse compacte concassée, non traitée)
  • ♦ 10% d'Aquabasis-Plus (substrat minéral pour plantes d'aquarium de la marque JBL)

  

La vermiculite : c'est un composé qui retient le liquide s'il n'est pas trop malaxé pour détacher les feuillets micacés les uns des autres. Ses gros grains très légers aèrent le substrat. Il adsorbe des éléments chimique à sa surface et prévient la croissance des germes pathogènes, et peut aussi retenir les engrais sur ses feuillets.

 


Le gravier de litière pour chats : Il a un très fort pouvoir d'absorption de liquide, mais il ne faut pas trop le malaxer une fois mouillé sinon les grains s'écrasent. Ses gros grains aèrent le substrat et piègent beaucoup de composés organiques solubles, ce qui évite la croissance des germes pathogènes. Attention, utiliser une litière pour chat 100% minérale, non traitée et sans additif.

  

Le terreau : il retient l'eau et apporte beaucoup d'éléments nutritifs, mais il est compact et contamine le substrat avec des germes de micro-organismes (algues, bactéries ou champignons) et, en trop grande quantité, est le support de la croissance des micro-organismes.

 


Le substrat AquaBasis Plus : C'est un sable enrichi en sels minéraux insolubles (zinc, cobalt, molybdène, fer, manganèse et bore) qui se solubilisent au contact des racines des plantes, et il est dépourvu de composés azotés (je l'utilise aussi pour enrichir le substrat de toutes les plantes qui requièrent un substrat minéral : Eriosyce, Copiapoa, Turbinicarpus, etc).

 


 

Terreau, vermiculite et Aquabasis Plus sont mélangés ensembles de manière à briser les petites mottes de terreau, puis la litière pour chat est ajoutée. Les ingrédients sont de nouveau mélangés avant d'être placées dans des petits pots en plastique dans  lesquels les graines de cactées seront semées : voir l'article sur les semis de cactées en sachets avec peroxyde d'hydrogène.

 

Article connexe : Le substrat de culture des cactées urbaines

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:30

Ci-dessous est exposée une méthode de semis de graines de cactées en sachets plastiques, avec une désinfection du substrat à l'eau oxygénée (peroxyde d'hydrogène) au lieu de la désinfection thermique habituelle. De plus l'eau oxygénée améliore sensiblement la germination de la plupart des graines .

 

J'utilise la culture en sachets plastiques en lit breton, qui permet de maintenir une atmosphère humide en permanence et une grande vitesse de croissance des plantules. Dans ce milieu confiné, chaud et humide, il est indispensable d'éliminer au préalable le maximum de micro-organismes et de préserver un milieu de culture le plus aseptique possible.

Plutôt que de désinfecter les instruments utilisés, et de stériliser les pots et le substrat à la chaleur comme c'est l'usage avant de semer (ce que je trouve long et compliqué, et ce qui détériore les qualités physiques du substrat), j'ai choisi une désinfection chimique, beaucoup plus simple et rapide (voir les notes en bas de l'article).

 

I - Préparation

 

 

J'utilise un substrat majoritairement minéral (argile compacte, vermiculite, terreau commercial à cactées et Aquabasis plus).

 

Semis essuyage pot 1

 

Si les pots sont sales, ils sont essuyés avec un morceau de sopalin imbibé d'eau oxygénée 3% (m/m). De la même manière il est conseillé de désinfecter tout le matériel utilisé, ainsi que la surface de travail, avec de l’eau oxygénée.

 

 

Si les pots ont de gros trous dans le fond, un morceau de sopalin dédoublé est placé dans le fond des pots pour éviter que le substrat ne s'échappe.

 

 

 

Les pots sont remplis jusqu'en haut avec le substrat.

 

 


Pour la stérilisation du substrat j'utilise une solution d'eau oxygénée à 1,5% (m/m), par dilution de l'eau oxygénée 3% (appelée « eau oxygénée 10 volumes » en pharmacie) avec le même volume d'eau du robinet. Utiliser une solution pharmaceutique, qui possède une date de péremption sur le flacon, et si possible sans additif.

Du fait de la labilité du peroxyde d'hydrogène, la dilution doit être préparée le moins longtemps possible à l'avance, et ne doit pas être entreposée en contact avec des éléments métalliques, à la chaleur ou au soleil.

 


Je verse le liquide sur le substrat dans les pots et j'imbibe le substrat jusqu'à saturation (quand le liquide ressort sous le pot) avec la solution d'eau oxygénée 1,5%.



 


Une fois le substrat bien mouillé, je sème les graines immédiatement. Inutile de les désinfecter auparavant, une cuillère d'eau oxygénée supplémentaire versée sur le semis le fera.

 

 

Les pots sont placés dans des sachets plastiques pour congélation avec fermeture à zip, refermés hermétiquement et placés dans un petit lit breton (aquarium reconvertit).

La température du lit breton est à un maximum de 31°C la journée et un minimum de 22°C la nuit.

Les pots sont à une distance de 15 cm d'un tube de 14W de 38 cm de long (tube fluorescent Aqua-glow), éclairé 15h par jour.

 


Semis dans de l'eau oxygénée 1,5%, après 21 jours : à gauche 3 plantules de Eriosyce bulbocalyx et à droites 4 plantules de Frailea sp.

 


Semis dans de l'eau oxygénée 0,75%, après 21 jours : 6 plantules de Frailea sp.

 

 

Semis dans de l'eau oxygénée 1,5%, après 21 jours : à gauche plantules de Eriosyce napina ssp. lembkei RCP et à droites plantules de Eriosyce napina glabrescens X Eriosyce senilis senilis.

 

 

Semis dans de l'eau oxygénée 0,75%, après 21 jours : 1 plantule de Austrocactus patagonicus.

 

II - Divers résultats de semis dans H202 :

 

Espèces de cactées *

Concentration H2O2 (m/m) du semis

Nombre de graines

Nombre de jours après le semis

% final de levées

3

7

14

21

35

Nombre de plantules

Eriosyce bulbocalyx

1,5%

10

 

0

1

4

4

40 %

Mélange Frailea sp.

1,5%

20

 

2

3

3

3

20 %

Eriosyce bulbocalyx

0,75%

10

 

0

0

0

1

10 %

Mélange Frailea sp.

0,75%

20

 

2

5

6

8

40 %

Eriosyce bulbocalyx

0%

10

 

0

2

2

3

30 %

Mélange Frailea sp.

0%

20

 

0

1

2

3

15 %

     

 

         

Eriosyce napina ssp. lembkei RCP

0,75%

30

6

10

11

11

 

37 %

Eriosyce napina glabrescens X Eriosyce senilis senilis

0,75%

30

1

6

14

15

 

50 %

Astrophytum asterias variegata x Astrophytum hanazono

0,75%

20

2

2

2

2

 

10 %

Austrocactus patagonicus

0,75%

20

0

0

1

1

 

5 %

Eriosyce weisseri X Neoporteria pulchella

0,75%

30

0

4

22

26

 

87 %

     

 

         

Eriosyce napina ssp. lembkei RCP

1,5%

30

8

16

21

21

 

70 %

Eriosyce napina glabrescens X Eriosyce senilis senilis

1,5%

30

3

17

26

27

 

90 %

Astrophytum asterias variegata x Astrophytum hanazono

1,5%

20

3

3

4

4

 

20 %

Austrocactus patagonicus

1,5%

20

1

1

1

1

 

5 %

Eriosyce weisseri X Neoporteria pulchella

1,5%

30

0

3

15

18

 

60 %

 

* Les graines ont entre 6 mois et 2 ans : le taux brut de germination n'a pas grand sens et seules les comparaisons de levées suivant les pourcentages de H2O2 sont importantes.

 

Graphes des germinations dans 0,75% et 1,5% de H2O2, exprimées en pourcentage de levées en fonction du nombre de jours après le semis (le nombre de graines semées est entre parenthèses) :

 


III - Notes sur l'eau oxygénée (peroxyde d'hydrogène ) :

 

  • ♦ Pourquoi de l'eau oxygénée? le peroxyde d'hydrogène est un désinfectant puissant qui agit par oxydation, mais c'est aussi un composé très labile : la molécule est très réactive et est détruite par la chaleur, la lumière, et au contact des éléments avec lesquelles elle réagit. Elle est également détruite par les catalases, des enzymes présentes chez quasiment tous les organismes vivants : 2H2O2 → O2 + 2H2O. De plus, les résidus de la dégradation (composés oxydés, oxygène et eau) ne sont pas toxiques pour les plantes.


  • ♦ Dégradation du peroxyde d'hydrogène: J'ai fait le pari que l'essentiel du peroxyde d'hydrogène aurait disparu du milieu de culture avant la germination des graines (sinon il tuerait les plantules), et il s'avère que c'est bien le cas. Les expériences avec des graines à germination rapide montrent que l'eau oxygénée n'est plus un problème 3 jours après le semis, puisque des plantules apparaissent et poussent normalement.


  • ♦ Effet du peroxyde d'hydrogène sur la germination: L'eau oxygénée a une action sur la levée de dormance des graines de toutes sortes de plantes qui est maintenant largement documentée. Avec un mélange de Frailea sp., les graines semées avec 0,75% et 1,5% d'eau oxygénée germent environ une semaine plus tôt que celles semées dans des pots témoins stérilisés à la chaleur et imbibés d'eau normale. Les tests avec différentes espèces de cactées montrent presque toujours des germinations plus nombreuses et plus précoces dans 1,5% que dans 0,75% d'eau oxygénée (voir les résultats ci-dessus), et c'est donc la concentration à 1,5% qui est recommandée. La concentration de peroxyde à 0,75% pourrait être utilisée avec de petites graines fragiles et avec un tégument mince, qui pourraient être attaquées par le peroxyde d'hydrogène plus concentré .


  • ♦ Effet désinfectant du peroxyde d'hydrogène: l'avantage d'une désinfection chimique est qu'elle est de longue durée et qu'elle continue à agir dans les sachets, alors que la désinfection par la température ne dure que le temps du chauffage. Dans les expérimentations menées, l'eau oxygénée semble avoir un pouvoir de désinfection au moins aussi efficace que la stérilisation par la chaleur, aussi bien à 0,75% qu'à 1,5% : plusieurs semaines après les semis aucun champignon ou algue n'est observé dans les pots. Quelques pots désinfectés avec la solution à 0,75% laissent par contre pousser un peu de mousse après plusieurs semaines (les spores de mousses sont sans doute plus résistants), et il est donc préférable d'utiliser la solution à 1,5%. Attention le peroxyde d’hydrogène doit être dégradé surtout par la matière organique : trop de terreau dans le substrat peut conduire à sa dégradation trop rapide et faire baisser son effet désinfectant. De la même manière du terreau trop humide doit l’empêcher d’être imbibé par l’eau oxygénée. Dans ces conditions il peut être utile de le passer quelques minutes au four à micro-ondes pour le désinfecter ou le sécher avant de préparer le substrat.

 

  • Engrais : il n’est pas rajouté d’engrais liquide au substrat car des réactions chimiques pourraient se produire avec l’eau oxygénée. La présence de terreau et d’Aquabasis Plus doit être suffisante pour apporter les éléments nutritifs aux plantules. Cependant, à leur place, il pourrait être utile de placer quelques grains d’osmocote (engrais en grains à libération lente) dans le substrat, au fond du pot (à essayer).
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 23:33

I - Introduction

 
Certaines espèces de cactées ont parfois besoin d'être greffées sur une autre espèce pour accélérer leur croissance, ou bien quand elles ont des difficultés à pousser en culture sur leurs propres racines. Le porte-greffe a cependant l'inconvénient d'être inesthétique.

 
Retirer le greffon du porte-greffe, qui est en général une plante de culture facile et de croissance vigoureuse, n'est pas toujours souhaitable, car c'est souvent se priver d'un système racinaire puissant. Pour cacher le porte-greffe, l'enfouir totalement dans le substrat nécessite un grand pot et peut conduire à son pourrissement sous terre. De plus, le greffon a alors la charge de nourrir le porte-greffe enfouis - privé de lumière et de photosynthèse - ce qui est contre-productif pour la croissance de la plante.

Pour pallier à ces inconvénients, il existe un moyen qui passe par le raccourcissement du porte-greffe. C'est possible uniquement si le porte-greffe n'assure pas une fonction de photosynthèse pour un greffon sans chlorophylle, ou pour un greffon encore de petite taille. Les avantages du raccourcissement du porte-greffe sont :

  • - Le porte-greffe peut être enfoui dans le substrat, dans un petit pot, et devenir invisible
  • - Le porte-greffe, réduit à une petite surface, risque peu de pourrir
  • - Le greffon continue à bénéficier du système racinaire du porte-greffe
  • - La réduction de taille du porte-greffe enfoui fait qu'il ne représente pas une charge en nourriture pour le greffon

 
II - Les différentes étapes du raccourcissement et de l'enfouissement du porte-greffe
.

 
1 - Voici un Astrophytum myriostigma cv. Onzuka gréffé  sur un porte-greffe (Harrisia jusbertii) :

 


 
2 - La plante est déterrée et l
e porte greffe est raccourci à environ 1 ou 2 cm du greffon avec un couteau propre. Il faut laisser un tronçon de porte-greffe juste suffisant pour qu'il puisse raciner, et de taille plus petite que le greffon. Il est préférable d'avoir une plante arrosée les jours précédents et bien hydratée (sinon couper le porte-greffe un peu moins court) :

 


 
3 - La section encore fraiche est couverte de poudre d'hormone de bouturage pour accélérer le racinage (cette étape est facultative, les porte-greffes finiront par raciner sans cela) :

 


 
4 - Le porte greffe est ensuite laissé à l'air libre, à l'ombre et au chaud, jusqu'à ce que des racines apparaissent sur la section (il y a aussi possibilité de rempoter après quelques semaines de séchage, sans attendre l'apparition des racines) :
 

 

 
5 - Ici la section du porte-greffe raccourci d'un Uebelmannia pectinifera qui laisse apparaître des racines après plusieurs semaines :

 


 
6 - La plante est ensuite rempotée en enfouissant totalement le moignon de porte-greffe. La plante pourra continuer de bénéficier de son système racinaire, sans que le porte-greffe soit visible :

 

Uebelmannia pectinifera janvier 07
 
III - Les avantages de conserver une plante sur un porte-greffe

 
Ces 2 astrophytum asterias cv. superkabuto sont de tailles assez proches, celui de gauche est sur un porte-greffe raccourci et enfoui, celui de droite est sur ses propres racines :

 



Les deux plantes ont été rempotées et cultivées ensembles l'une à côté de l'autre. Après 10 mois de culture la plante cultivée sur un porte-greffe enfoui a plus grossi et présente une fleur de taille beaucoup plus importante que la plante cultivée sur ses propres racines :
 

 
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 14:59

Il s'agit d'une méthode pour :

- les paresseux,
- les personnes qui manquent drastiquement de place pour des pots de semis,
- des graines qui ne sont pas d'une espèce rarissime, obtenues à prix d'or,
- des graines de plantes sans condition de culture particulière.

 

La méthode des semis de cactées en sachets avec lit breton est la méthode de choix, optimale, mais elle demande une préparation soigneuse et surtout pas mal de place : Semis en sachets.

 

Par manque de place, et pour des « petits semis » ponctuels et faciles, j'ai simplement choisi de favoriser des semis aux pieds des plantes en pot...

 
Il est préférable d'effectuer ces semis en fin de printemps ou en été, ce qui accélère la germination et évite la pourriture. Mais il s’agit aussi souvent de semis spontanés : une plante laisse naturellement tomber ses graines dans son pot... ou dans le pot de sa voisine.

 

Semis en surface des pots avec vaporisation d'eau :

  • Les graines sont déposées au pied d'une cactée en pot.
    - Si la surface est constituée de gravillons, les graines sont repoussées vers le fond en remuant les gravillons.
    - Si la surface est lisse elle est recouverte d'une mince couche de sable pour recouvrir les graines :

  • Il est préférable d'effectuer l'opération juste après un arrosage, mais si ce n'est pas possible (par exemple : fruit arrivé à maturité dont les graines sont tombées sur le substrat), la surface du substrat est vaporisée avec de l'eau distillée.

    J'utilise un vaporisateur à parfum recyclé :

L'opération de vaporisation de la surface est répétée tous les jours, suivant l'humidité ambiante et la vitesse de séchage du substrat.
Il n'est pas nécessaire de maintenir la surface humide 24h/24h : j'ai observé que la plupart des graines germent même si elles ont subi des périodes de sécheresse séquentielles, allant jusqu'à plusieurs jours de suite (vous pouvez partir en week-end !).

 

Dans leur milieu naturel, beaucoup de cactées n’utilisent pour croitre que l’eau de condensation du brouillard ou de la rosée pendant la nuit, ou quelques remontées humides du sol en fin de nuit : une humidité de quelques heures par jour seulement.

En période d’arrosage fréquent des plantes, la vaporisation peut être évitée.


L'avantage de la vaporisation est que l'humidité reste en surface du substrat, au niveau des graines, et ne constitue pas un arrosage de la plante : il est impératif de ne pas noyer le substrat.

L’apport d’engrais est apporté par l’arrosage de la plante du pot et non par la vaporisation : ne pas mettre d’engrais dans le vaporisateur car cela entraine la propagation de microorganismes qui bouchent l’embout de pulvérisation.

  • Au bout de quelques jours ou semaines les graines germent.

    Semis volontaires de Frailea angelesii :

 

Après la germination les séances de vaporisation sont espacées, suivant la température ambiante, ou même abandonnées si les plantes ont des arrosages fréquents.

  • Semis spontanés de Rebutia albilongiseta :

  • Semis spontanés de Rebutia minuscula :

 

Rebutia muscula est particulièrement prolifique, en plus de se resemer dans son propre pot il expédie ses graines dans les pots voisins :

  • Semis spontanés de Rebutia muscula dans son pot :  

Semis Rebutia muscula avril 11 3

 

  • Evolution des semis spontanés de Rebutia muscula dans son pot (le pied mère au dessus est mort durant l'hiver) :

Rebutia muscula semis aout 12 8

 

  • Semis spontanés de Rebutia muscula dans un pot de Lobivia morts :

Rebutia muscula semis aout 12 3

 

  • Semis spontanés de Rebutia muscula dans un pot d’Echinopsis :

Echinopsis sp. et semis Rebutia muscula semis aout 12 6

 

 

  • Semis spontané de Rebutia muscula dans un pot d’Echinocereus :

 

Semis Frailea sp. avril 11 7

 

En général les Rebutia se sèment, spontanément ou volontairement, assez bien :

  • Semis volontaires de Rebutia almeyerii :

Semis Frailea sp. avril 11 13

 

  • Semis spontanés de Rebutia steinmannii v. christinae au pied de la plante mère :

Rebutia steinmannii v. christinae semis aout 12 6

 

  • Semis spontanés de Turbinicarpus schmiedickeanus rioverdensis :


  • Semis spontanés de Eriosyce subgibbosa wagenknechtii :

Semis-Eriosyce-subgibbosa-wagenknechtii-octobre-07-1.jpg

  • Semis volontaires de Echinopsis subdenudata :

Semis-octobre-07-001.jpg

  • Semis volontaires de Frailea sp. :

Semis-octobre-07-007.jpg

 

  • Semis spontanés de Epithelantha micromeris ssp gregii :


Semis Epithelantha micromeris ssp greggii mai 10 2

Un fois arrivée à un stade convenable, les plantes peuvent être transplantées ou laissées dans le pot.

  • Semis spontanés de Frailea grahliana qui seront laissés dans le pot :

  • Semis spontanés de Frailea pygmaea qui seront laissés dans le pot :

  • Semis spontanés de Mammillaria nivosa qui seront laissés dans le pot :

Semis-Mammillaria-nivosa-novembre-07-1.jpg

 

  • Semis volontaires de Rebutia almeyerii, les 2 plantules ont atteint une taille supérieure à celle de la plante originelle du pot (Turbinicarpus valdezianus) et vont être transplantées (à noter 2 nouvelles plantules à la base) :

Turbinicarpus valdezianus et semis Rebutia sp. aout 12 3

 

  • Semis spontané de Rebutia muscula dans un pot d’Echinocereus, la plantule a atteint une taille supérieure à celle de la plante originelle du pot et va être transplantée :

Rebutia muscula et Echinocereus ferreirianus v. lindsayi ao

 

 

La technique fonctionne aussi pour les Apocynacées.

  • Semis spontanés de Orbea variegata de quelques jours :

 

  • Plantules de Orbea variegata de quelques jours et après plusieurs mois :

 

(Mise à jour aout 2012 )

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 21:16

Une visite à la PsY Serre par un beau samedi d'avril.

Beaucoup de changements par rapport à ma visite du mois de novembre, et en particulier les feux d'artifice multicolores des Rebutia.

Et plusieurs nouvelles serres en contruction qui promettent de nouvelles découvertes lors des futures visites.

Les noms des plantes sont au dessus des photos (merci à Aymeric !) :

Notocactus buiningii HU 90 NG'01 :

Notocactus buiningii HU 90 NG'01 :

Eriosyce villosa polyraphis MG_ 037'95 :

Rebutia hoffmannii WR 521a GK 1919'95 :

Rebutia padcayensis Padcaya EH WK'95 :

Rebutia pygmaea elegantula WR 502 SS 993'98 :

Comme toujours, King Bee pollinise...

Rebutia padcayensis Padcaya EH WK'95 :

Lobivia pentlandi x ferox DH 816'98 :

Lobivia pentlandi x ferox DH 816'98 :

Rebutia albiflora x narvaecensis :

Rebutia residua KK 1517 GK 1935'95 :

Echinocereus triglochidiatus inermis SB 686 MG 277,69'95 :

Lobivia maximilliana quiabayensis WR 205 DH 818'95 :

Weingartia knizei KK 1756 U 2973'90 :

Lobivia wrightiana AI 211'88 :

Rebutia pygmaea nazarenoensis WR 484 U 4455'95 :

Sulcorebutia vasqueziana WR 284 U 2192'96 :

Rebutia atrovirens yuncharaensis WR 91 SS 771'97 :

Rebutia perplexa L 329a JC'97 :

Rebutia mamillosa australis FR 341a U 4783'95 :

Escobaria dasyacantha chaffeyi 2refs :

Rebutia fabrisii aureiflora DH 728'95

Rebutia narvaecensis nova Cochabamba E, Aguilar & R._Lara_WK'96 :

Rebutia pygmaea friedrichiana WR 646 SS 1009'98 :

Rebutia walteri WR_784 U'99 :

Epithelantha micromeris Rayones HO 24 HO'96 :

Sulcorebutia tiraquensis bicolorispina GK'92 :

Mammillaria prolifera :

Préparation du repas sur l'emplacement de l'une des futures serres

Aymeric, Alain, Thierry, Yoko et Sophie.

Rebutia violaciflora WR 681 SS 1067'98 :

Mammillaria laui nova L 1496 :

Oroya baumannii KK 380 MG 1123,277'96 :

Sulcorebutia breviflora haseltonii HS 144 U 5135'98 :

Weingartia westii hybride MLo'00 :

Echinocereus viridiflorus montanus DH 406'97 :

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