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Un article sur les relations entre Rhipsalis teres et les fourmis

3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 23:45

Les titres sont classés par ordre alphabétique d'auteurs, les ouvrages d'un même auteur sont classés par ordre chronologique de parution de l'ouvrage dans le pays d'origine.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Les horloges du vivant », (1999) de Jean Chaline :

Ce livre constitue une introduction à l'evo-devo, mais rien de plus. L'auteur, dont la vision est réduite par les œillères de sa spécialité (paléontologue spécialiste des mammifères), croit avoir découvert un « nouveau stade de la théorie de l'évolution » mais il oublie juste que, sorti de la zoologie, l'evo-devo reste une coquille vide. Quid des plantes et des bactéries ?  Elles n'ont jamais existé.

 

« L'art d'être parasite », (2001) de Claude Combes :

Claude Combes, de l'Académie des sciences, et un des meilleurs spécialistes mondiaux du parasitisme, explore toutes les associations du vivant, depuis le parasitisme jusqu'à la coopération. Comment devient-on parasite ? Comment l'hôte se défend-il ? Qu'est-ce que la course aux armements ? Il ne s'agit pas à proprement parler d'un ouvrage sur l'évolution mais les thèmes abordés sont universels, et l'auteur nous montre à travers de très nombreux exemples, souvent à peine croyables, que le parasitisme est au cœur de la plupart des mécanismes de la vie. Un livre qui s'adresse à des lecteurs ayant déjà de solides connaissances en biologie.

 

« Darwin, dessine-moi les hommes », (2006) de Claude Combes :

Pour les débutants, qui veulent s'initier aux mystères de l'évolution du monde vivant, voici un livre didactique, d'approche un peu scolaire, mais bourré d'anecdotes, complet et captivant, de Claude Combes, biologiste et spécialiste du parasitisme.

Construit comme un dialogue entre Yin - jeune ingénu curieux - et Claude Combes, l'ouvrage explore avec des mots simples le paysage de l'évolution de la vie tel qu'il est connu aujourd'hui, et détaille les différentes théories qui l'animent. Un livre prenant, qui ne nécessite aucune connaissance particulière en biologie et se lit comme un roman.

 

« La malédiction du cloporte », (2008) de Christine Couteau et Olivier Hertel :

Ce livre à vocation «  grand public », préfacé par Claude Combes, nous transporte dans le monde rocambolesque des parasites, pique-assiettes et autres profiteurs, et aurait pu s'intituler « l'art de la guerre ». A travers une série d'histoires naturelles qui défient l'imagination, nous découvrons les guerres impitoyables que se livrent arthropodes et bactéries, virus, champignons, vers et mollusques. Dans le monde de l'infiniment petit tout n'est que conflits sournois, stratégies sophistiquées, combats impitoyables et luttes pour la vie. Une fois la dernière page du livre refermée, un seul mot vient à l'esprit : encore !

 

« Le gène égoiste », (édition originale de 1976, revue et augmentée en 1989) de Richard Dawkins :

Livre culte, considéré par certains comme le plus important ouvrage écrit sur la théorie de l'évolution depuis « L'origine des espèces » de Charles Darwin. C'est ce livre qui a propulsé Dawkins sur le devant de la scène et l'a consacré comme un des papes de la biologie de l'évolution.
On imagine la révolution qu'a du constituer l'arrivée de cet ouvrage en 1976, qui apportait un discours décalé sur l'évolution et soutenait une vision de la vie issue d'un point de vue résolument nouveau pour le grand public, habitué à des idées anciennes, et peu au fait des débats actuels sur la biologie. La théorie du gène égoïste c'est la théorie de Darwin exprimée autrement : Dawkins s'éloigne de l'organisme individuel, objet de toutes les attentions, pour se focaliser sur le gène et l'information génétique, et démontre méticuleusement que toute l'évolution de la vie peut se décrypter avec les arcanes de la théorie des jeux. Sur les traces de Hamilton et Maynard Smith, il développe ici tous les grands concepts qui feront plus tard son succès. Mine impressionnante d'information et ouvrage d'une construction logique implacable, l'ouvrage est devenu un classique du genre : pour quiconque s'intéresse à la théorie de l'évolution, c'est un livre qu'il faut avoir lu.

 

« L'horloger aveugle », (1986) de Richard Dawkins :

« Faut-il supposer un Grand Horloger à l'origine des formes innombrables et complexes de la vie, ou bien peut-on l'expliquer entièrement, comme le supposait Darwin, par la sélection naturelle ? » Dans cet ouvrage Dawkins démonte patiemment certains mythes créationnistes. A l'aide d'exemples pittoresques, de démonstrations logiques et de figures construites sur ordinateur, il détaille les lents mécanismes de la nature qui, à partir de formes simples, ont façonné les structures les plus complexes du monde vivant.

 

« Qu'est-ce que l'évolution ? - Le fleuve de la vie », (1995) de Richard Dawkins :

Petit opuscule dans lequel Dawkins reprends et développe le concept qui est au cœur de son œuvre : la place centrale qu'occupe l'information génétique dans les mécanismes de l'évolution. La vie est présentée ici comme un fleuve d'information génétique canalisé par les berges du temps. Au travers de quelques exemples instructifs (les abeilles, les orchidées, l'origine de l'homme, la « finalité » de l'œil, etc), ce petit livre permet de bien comprendre les positions de l'auteur et constitue une bonne introduction à l'œuvre de Dawkins.

 

« Il était une fois nos ancêtres - Une histoire de l'évolution », (2004) de Richard Dawkins :

Le dernier livre de Richard Dawkins, « The Ancestor's Tale », bêtement traduit par l'éditeur français par le titre grand public de « Il était une fois nos ancêtres - Une histoire de l'évolution », est un énorme pavé et un des meilleurs ouvrages de l'auteur.
Epopée grandiose à travers les temps géologiques, l'ouvrage remonte le temps sur 741 pages, étapes par étapes, de la période actuelle jusqu'aux origines de la vie sur terre. Chaque station le long de ce périple est l'occasion d'une rencontre avec un ancêtre toujours plus lointain de la lignée humaine et prétexte à illustrer les grands thèmes ou les dernières découvertes de la théorie de l'évolution. Riche en anecdotes, documenté, patiemment détaillé, cet extraordinaire voyage à travers les âges est l'occasion pour Dawkins de revenir sur les grands thèmes qui ont animés tous ses ouvrages. Etonnamment émaillé parfois d'accents gouldiens, son propos atteint son but et le livre est une réussite totale. Un ouvrage passionnant et complet pour explorer les grands thèmes de l'évolution et découvrir l'œuvre de Dawkins.

 

« La vie est belle - Les surprises de l'évolution », (1989) de Stephen Jay Gould :

C'est cet ouvrage qui a popularisé ce qui est aujourd'hui appelé l'explosion cambrienne. Gould explore méticuleusement l'histoire de la découverte des fossiles des schistes de Burgess, leur lente et laborieuse identification, et la remise en cause de principes fondamentaux de l'histoire de la vie qui s'ensuivie. Même si la partie centrale du livre est un peu longue et répétitive, et que certaines démonstrations ont ensuite été contredites par d'autres découvertes, l'ouvrage est parcouru d'une émotion palpable et se termine par les plus belles pages de Gould sur la fragilité, la beauté et le sens de la vie, ou plutôt son absence de sens. C'est principalement dans ce livre que Gould a développé son concept de contingence pour expliquer l'imprévisibilité et le caractère stochastique de la vie. Un classique à mettre entre toutes les mains.

 

« La structure de la théorie de l'évolution », (2002) de Stephen Jay Gould :

Pour les spécialistes du domaine de l'évolution, voici tout Gould en 2033 pages. Il s'agit en fait d'un gros recueil de ses principaux articles qu'il a rassemblé en 2002, à la fin de sa vie, regroupés en thèmes le long d'une trame linéaire qui constitue, en quelque sorte, son testament scientifique. Gould passe tout en revue, depuis l'histoire complète de la théorie de l'évolution, la synthèse néo-darwinienne, les équilibres ponctués, le niveau de la sélection naturelle, la micro et macroévolution, les gènes homéotiques, la contingence, les propriétés émergentes jusqu'à l'exaptation. Gould réexamine le paradigme darwinien et le repense complètement, dans son style particulier et avec une vision de l'évolution qui lui est propre et qui a suscité quelques critiques. Cet ouvrage monumental et ardu ne se lit pas facilement de bout en bout, mais s'aborde par petites touches à la manière d'un dictionnaire.

 

« Les avatars du gène », (1997) de Pierre-Henri Gouyon, Jean-Pierre Henry et Jacques Arnould :

Ce trio français de biologistes signe un ouvrage brillant qui se positionne dans la lignée du « Gène égoïste » de Dawkins. S'appuyant sur les dernières découvertes de la biologie moléculaire ou de la biologie des populations, ce livre assez pointu (nécessitant de bonnes connaissances en génétique des populations) démonte les mécanismes de la sélection et reconstruit une hiérarchie de l'égoïsme au sein du monde vivant. A l'heure du triomphe de l'émergence en biologie et de poussées paroxystiques de la thèse du « dessein intelligent », cet ouvrage salutaire a le mérite incontestable de remettre quelques pendules à l'heure.

Mêlant science et philosophie, la première partie du livre est un long rappel historique sur la manière dont notre conception de la vie et de la sélection naturelle a évolué depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. La seconde partie, plus technique, met en avant les dernières découvertes de la génétique évolutive pour démontrer que, si Darwin a fait tomber l'homme de son piédestal, le XXème siècle a fait subir un sort similaire à l'individu : tenu jusqu'alors pour la cible de la sélection et le sujet de l'évolution, il cède la place au gène, dont il n'est que l'avatar.

 

« Botanique systématique », (édition originale 1999, édition française 2002) de Walter S. Judd et al. :

Traduction française de l'ouvrage américain « Plant systematics : A Phylogenetic Approach », c'est devenu l'ouvrage de référence en matière de phylogénie végétale. Destiné au monde universitaire et aux professionnels de la botanique, la première partie passe en revue la morphologie et l'histoire de la classification des plantes, les différentes méthodes employées, des plus anciennes aux plus récentes. La seconde partie, qui comprends les deux tiers de l'ouvrage, expose avec de nombreux schémas la classification actuelle de 125 familles de plantes vasculaires, basée sur celle de 1998 de l'Angiosperm Phylogeny Group.


« La vie des fourmis », (2006) de Laurent Keller et Elisabeth Gordon :

Cet ouvrage n'a assurément pas été présenté comme un livre sur l'évolution, pourtant l'auteur principal, professeur d'écologie évolutionniste à l'Université de Lausanne, illustre brillamment en 32 chapitres un thème central de l'évolution, à savoir la sélection de parentèle. De chapitres en chapitres nous découvrons le monde stupéfiant des fourmis, qui illustre sans doute comme nul autre l'importance des conflits génétiques dans les mécanismes de l'évolution. Un livre captivant et plein de surprises, pour tout lecteur, même si la compréhension de certains chapitres nécessite d'avoir quelques connaissances en génétique des populations.

 

« L’origine des individus », (2008) de Jean-Jacques Kupiec :

Le titre de l’ouvrage peut faire craindre le pire et, à la lecture des premières pages, les craintes se justifient. L’auteur essaye de justifier péniblement, par une construction purement rationnelle, la découverte du concept bancal « d’ontophylogénèse ». Cet ouvrage présente une théorie du développement des organismes dans lequel ceux-ci sont tout entiers issus de mécanismes dynamiques auto-organisés, qui ont le vent en poupe dans certains milieux de l’évolution et de la biologie du développement. Dans une tentative désespérée pour fuir la génétique et le holisme, il développe un concept de « darwinisme cellulaire » qu’il veut installer en système général du développement des individus, et généralise à outrance des situations biologiques particulières avec des propos qui tiennent souvent du déni de réalité. On préfèrera retenir les rappels historiques, assez bien documentés, de l’ouvrage.

 

« Classification phylogénétique du vivant », (3ième édition revue et augmentée, 2006) de Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader :

Savez-vous que nous sommes plus proches parents des mousserons que des tulipes ? Que les crocodiles sont plus proches parents des oiseaux que des lézards ? Que les dinosaures n'ont pas disparu ? Cet ouvrage de Guillaume Lecointre, du Muséum national d'histoire naturelle, et Hervé le Guyader, professeur à l'Université Curie à Paris, régulièrement remis à jour à partir des dernières découvertes de la phylogénie - et devenu un classique du genre -  brosse en 560 pages un tableau complet de la classification du vivant. Riche des nombreuses illustrations, gravures et schémas de Dominique Visset, de petits paragraphes didactiques et techniques, c'est une somme complexe de toutes les connaissances en matière de taxinomie et un dictionnaire structuré de cladistique. Un incontournable.
 

« Guide critique de l’évolution », (2009) sous la direction de Guillaume Lecointre :

Voici un gros livre qui tient à la fois de l’atlas, du dictionnaire et de l’encyclopédie. Le biologiste Guillaume Lecointre, chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle, a dirigé la synthèse de cet ouvrage qui fait un point exhaustif sur les connaissances actuelles en sciences de l’évolution. L’ouvrage, clair et très didactique, est destiné à répondre à toutes les questions que l’on peut de poser sur la théorie de l’évolution, avec ses grandes thématiques, des rappels historiques, des analyses critiques, des anecdotes pittoresques et des exemples variées. Bien illustré et construit pour être un outil à destination des enseignants, il explique comme enseigner l’évolution et répondre à ses détracteurs, et donne  les clés pour déjouer les pièges que le langage et nos reflexes premiers nous tendent.

 
« L'évolution », (1998) sous la direction d'Hervé Le Guyader :

Hervé Le Guyader, un des plus grands spécialistes français des sciences de l'évolution, rassemble dans cet ouvrage une palette d'articles des meilleurs auteurs français et étrangers qui détaillent chacun un grand thème de la théorie de l'évolution ou des champs de recherches dont ils sont les spécialistes. L'ouvrage s'adresse principalement à des spécialistes du domaine de l'évolution.

 

« La triple hélice – Les gènes, l’organisme, l’environnement », (1998 et 2000) de Richard C. Lewontin :

Les 3 premiers chapitres de ce livre sont issus de conférences du grand biologiste de l’évolution Richard C. Lewontin, en Italie. Le dernier chapitre a été rédigé par R. Lewontin en titre de synthèse et de conclusion. L’ouvrage explore les relations entre génomes et environnement dans la constitution des organismes vivants. Faisant la part entre information génétique et impact du milieu extérieur, R. Lewontin montre que le rôle de l’information reste minime dans la variabilité observée chez les êtres vivants, et qu’il reste souvent difficile de distinguer des causes et des effets en biologie du développement. Plutôt que de dire que les organismes occupent des niches écologiques, il faut les considérer comme des entités traversées d’influences diverses qui créent et modifient en permanence l’environnement dans lequel ils évoluent.


« De l'espèce », (2005) de Philippe Lherminier et Michel Solignac :

Pour ceux que les problèmes d'évolution et de classification des espèces intéressent, signalons la sortie du monumental livre de P. Lherminier et M. Solignac (respectivement généticien et biologiste de l'évolution).

C'est une bible de 694 pages qui a la vocation de faire le tour de la définition de l'espèce et de la classification, et qui y parvient remarquablement grâce à une exhaustivité presque totale.
Même si le livre est bourré d'anecdotes passionnantes et de rappels historiques, il traite de sujets très pointus et s'adresse plus à des spécialistes qu'au tout-venant, à des personnes ayant déjà une bonne connaissance du domaine de la classification.

Ce livre, amené à devenir un ouvrage de référence, a l'avantage d'être construit comme un dictionnaire, avec des entrées multiples.

 

« La construction du vivant – gènes, embryons et évolution » (1998) de John Maynard Smith :

Le grand biologiste de l’évolution britannique signe ici un petit opuscule de moins de 50 pages qui analyse les deux grands courants actuels de la biologie du développement : d’abord celui qui gravite autour de la notion d’information génétique, de signal et de spécificité. Et l’autre, qui conçoit les organismes comme des systèmes complexes auto-organisés en équilibre dynamique. Il présente de façon simple et illustrée les arguments et les faits qui fondent chacun de ces points de vue, et donne un bref aperçu de la révolution en cours dans deux courants qui se complètent plus qu’ils ne s’opposent.

 

« Après Darwin - La biologie, une science pas comme les autres », (2004) de Ernst Mayr :

Traduction de l'ouvrage «What makes biology unique ? Considerations on the Autonomy of a Scientific Discipline », publié alors que Mayr avait 99 ans ! Cet ornithologue a été un acteur central dans les grands événements qui ont fait progresser la théorie de l'évolution au cours du XXIème siècle. Mayr revient ici sur sa très longue carrière et insiste sur sa contribution au panorama actuel de la théorie, avec surtout les principes de spéciation et de définition biologique de l'espèce, dont il est l'auteur. Dans ce livre testament, il explique ses idées, sa vision de la biologie, et ce qui le rapproche ou le différencie des autres chercheurs dans le domaine de l'évolution. Son propos est cependant assez classique, et reste fidèle à une époque et des idées qui appartiennent maintenant au passé. Mayr s'est éteint peu après, en 2005, à l'âge de 100 ans.

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